Confrontation de deux énormes
machines à vapeur sur les chemins du Wisconsin, aux
États-Unis.
1884-1885 :
Première voiture mécanique de compétition. Il s'agit d'un tricycle à vapeur
construit par la firme parisienne De Dion, Bouton & Trépardoux.
20 avril 1887 :
Première course organisée entre le pont de Neuilly et la grille du bois de Boulogne par
Fossier, du magazine Vélocipède.
Un seul participant, Georges BOUTON, sur quadricycle 4 places à vapeur De Dion.
1888 : Première course avec plusieurs participants :
Neuilly-Versailles, et retour. Il
s'agit d'une opposition entre Georges BOUTON (sur tricycle de Dion) et le compte DE DION (sur un Serpollet à vapeur).
1891 :
Neuilly-Versailles
1891 :
Tour du lac Daumesnil, avec un seul engagé.
22 juillet 1894 : Première épreuve :
Paris-Rouen. Elle a été patronnée par "Le Petit Journal", à l'initiative de son rédacteur en chef, Pierre GIFFARD. Elle se déroulait entre les villes de Paris et de Rouen (soit 128 km), et avait pour objectif de déterminer le véhicule qui serait le plus sûr, facile à manier, et peu coûteux. Il s'agit en fait plus d'un concours-démonstration, ou d'un essai comparatif (confrontation de performances), que d'une véritable course. Le but était plus de relier l'arrivée qu'autre chose.
Mai 1895 : Course
Turin-Asti, et retour.
11 au 15 juin 1895 : Première vraie course de vitesse (première course officiellement contrôlée). C'est le
Paris-Bordeaux-Paris, long de 1178 km, et parcouru en 48h 47 min 30 sec à la moyenne de 24,140 km/h par le vainqueur, Émile LEVASSOR sur une Panhard-Levassor.
16 véhicules à pétrole, 5 à vapeur et 1 électrique participent à cette course. On peut considérer que le Paris-Bordeaux-Paris est la première véritable course automobile digne de ce nom.
1895 : Première
course sur sol américain, organisée par le journal
Chicago Times-Herald.
1896 :
Paris-Marseille-Paris.
1896 :
Première victime du sport automobile : Émile LEVASSOR : projeté hors de sa voiture à la suite d'une collision avec un chien, il ne termina pas un Paris-Marseille-Paris et mourut 1 an plus tard des suites de ses blessures.
1897 :
Marseille-Nice.
1897 :
la Turbie.
1897 :
Paris-Dieppe.
1898 :
Paris-Amsterdam-Paris.
02 mai 1898 :
Premier accident en pleine course, au cours de Périgueux-Mussidan. De Montaignac, ayant voulu se découvrir pour saluer un concurrent qu'il allait dépasser, l'accrocha et perdit le contrôle de son véhicule.
1899 : Premier
Tour de France automobile, disputé sur 2500 km.
1899 :
Paris-Bordeaux.
1900 : Création de la
Coupe Gordon-Bennett par un propriétaire de journal américain, James GORDON BENNETT. Chaque pays participant peut engager une équipe de 3 voitures sélectionnées par les Automobile Clubs nationaux. Les couleurs des voitures sont définies pour chaque nation :
- blanc : Allemagne.
- rouge : États-Unis.
- jaune : Belgique.
- bleu : France.
La Coupe Gordon-Bennett est disputée en France (1900, Paris-Lyon par Orléans, 560 km, 1901-1902-1905), Irlande
(1903) et Allemagne (1904).
Paris-Toulouse-Paris.
1901 :
Paris-Berlin.
1902 :
Paris-Vienne : 1er Marcel Renault sur R 4 cylindres 26 ch.
1903 :
Paris-Madrid, arrêtée à Bordeaux par ordre gouvernemental en raison des accidents causés : 15
accidents corporels, 7 accidents mortels (2 pilotes dont Marcel Renault, 3 mécaniciens, 2 spectateurs).
Les
accidents de la course font interdire les épreuves de ville à ville, sur route ouverte. Désormais les courses se dérouleront sur
circuit fermé.
1904 : Création de la
Coupe Vanderbilt par un richissime américain, William Kissem VANDERBILT Jr. Les épreuves sont ouvertes à tous les pays, mais organisées uniquement aux États-Unis.
1904 :
Circuit Brescia, Italie (1904-05).
1905 : Création d'un nouveau type de course, le
Grand Prix.
1905 : Première
épreuve d'endurance, aux États-Unis.
1905 :
Meeting de Floride, États-Unis (1905-08).
1905 :
Tourist Trophy, GB (1905-1908).
26/27 juin 1906 : Premier
Grand Prix de l'ACF (Automobile Club de France). Il remplace la Coupe Gordon-Bennett. Le Grand Prix de l'ACF est considéré comme le
premier Grand Prix international sur circuit fermé.
1906 :
La Targa-Florio, Sicile (1906-1907-1908).
1907 : Épreuve transcontinentale
Pékin - Paris.
Premier autodrome créé dans le monde :
Brooklands, en Grande Bretagne. Ce circuit atteint son apogée dans les années 1920.
1908 :
Targa-Bologne, Italie (1908).
1908 :
Grand Prix d'Amérique (1908).
1908 : Épreuve transcontinentale
New York - Paris.
1909 : Création de l'
Indycar (
Cart depuis 1996).
1909 : Construction du circuit d'Indianapolis, aux États-Unis.
1911 : Décision de supprimer le mécanicien aux côté du pilote. Cela entraîne la création de carrosseries monoplaces.
30 mai 1911 : Création des 500 Miles d'Indianapolis (Indiana, USA).
1922 : Création de l'autodrome de Monza.
1923 : Premier Grand Prix d'Europe, à Monza en Italie.
26-27 mai 1923 : Première épreuve des 24 Heures du Mans.
1924 : Débuts de la
Bugatti Type 35 au Grand Prix de l'ACF.
1925 : Construction de l'
autodrome de Montlhéry, en France.
Première femme à traverser le Sahara : Louise DELONGETTE.
1926 : Première saison disputée selon la
formule 1500 cm3.
1927 :
Les Mille Miglia - Brescia-Rome-Brescia (1927-1957).
1929 : Premier
Grand Prix de Monaco, circuit urbain.
Enzo FERRARI fonde la Scuderia Ferrar.
Après guerre : L'organisme internationale de contrôle du sport, l'
AIACR, qui avait édicté les règlements avant la seconde guerre mondiale, change de nom et devient la
FIA, Fédération Internationale de l'Automobile.
1947 : La
Formule Internationale devient la
Formule de Course Internationale n°1. Cette appellation va vite se transformer en Formule 1.
1947 : Création de la
Formule 2 pour former les jeunes pilotes de Formule 1. (1947-1984).
1948 : Fondation de la
NASCAR (National Association for Stock Car Racing) aux États-Unis.
1949 : Sous l'impulsion du marquis Antonio Brivio, représentant l'Italie auprès de la FIA, est créé à Paris le principe d'un championnat du monde des conducteurs qui débutera en 1950. Un titre viendra sanctionner en fin d'année le meilleur des pilotes s'étant disputés sur les plus prestigieux Grands Prix.
Un jeune pilote fait des débuts prometteurs : Juan Manuel Fangio.
13 mai 1950 : Premier Grand Prix de
Formule 1, disputé à Silverstone, en Grande Bretagne.
Ils sont 21 pilotes au départ. Le vainqueur de ce 1er Grand Prix du championnat du monde de Formule 1 est italien, Guiseppe Farina remporte l'épreuve en parcourant les 329 Km en 2h13mn23s soit 90,95 Km/heure.
Les firmes présentes sont essentiellement italiennes, Alfa Roméo, Ferrari et Maserati. Sont également là quelques français, Talbot et Simca-Gordini, et plus rarement des anglais avec BRM et HWM. Les Alfetta 158 et leur moteur suralimenté de 400cv sont imbattables.
Ferrari commence la saison avec des "125" compressées. Déjà visionnaire Enzo Ferrari pense que les moteurs compressés sont condamnés à disparaître. Il se lance dans la construction de gros 4,5 litres. Les premières Ferrari 375 apparaissent en fin de saison...
1950 : Création de la
Formule 3 pour former les jeunes pilotes de Formule 1.
1951 : Plus que des pilotes, cette année est l’affrontement de deux conceptions de moteur, le 1500cc compressé d'Alfa et le V12 - 4,5 litres de Ferrari. Fangio sur Alfa Roméo gagne le championnat, mais Ferrari emporte 2 Grands Prix. En fin de saison le V12 de Ferrari arrive au niveau de puissance du 1500 d’Alfa. Ce dernier entraînant une surconsommation énorme (140 litres de méthanol aux 100 Km) et nécessitant de fréquents ravitaillement la supériorité du moteur suralimenté est mise à mal. Enzo Ferrari avait raison. Alfa Roméo se retire.
- Un changement de règlement est programmé pour 1954 limitant la cylindrée à 2500cc et à 750cc pour les moteurs suralimentés.
1952 – Alfa Roméo absent, Gordini qui a perdu le soutient de Simca n’a pas les moyens de remplacer ses vielles Formules 1, Talbot ne veut pas construire de nouvelles machines qui seront non conformes dès 54, le plateau est réduit à une misère. En attendant la mise en place du nouveau règlement en 54, la C.S.I. décide que les championnats 52 et 53 seront ouverts aux Formules 2. Ferrari déjà bien implanté dans cette formule domine outrageusement, son pilote phare Alberto Ascari emporte 11 Grands Prix sur 15 dont 9 d’affilé, record qui tient toujours en 2003.
1953 : Ferrari et Ascari sont toujours dominateurs, mais un bouleversement se produit dans ce petit monde très "Latin". C’est un grand blond venu de Grande Bretagne, très chic, avec son nœud papillon et sa veste verte au volant de sa Ferrari rouge qui vient de remporter de haute lutte le Grand Prix de l’ A.C.F. à Reims (les 4 premiers finissent séparés de 5 secondes) bousculant ainsi les Ascari, Fangio et autres Farina. Mike Hawthorn porte maintenant les espoirs de toute l’Angleterre.
1954 – Le nouveau règlement entre application limitant la cylindrée à 2500cc et à 750cc pour les moteurs suralimentés. Mais autre bouleversement survient avec l’arrivée en cours d’année de deux géants de l’automobile : Mercedes Benz et Lancia. Les moyens financiers conséquents mis en œuvre par Mercedes, une technologie ultra moderne, et le pilote hors pair qu'il ont recruté "Fangio", relègue les artisans que sont Ferrari, Maserati et les anglais Vanwall, Cooper au rang de faire valoir.
1955 – Fangio et Mercedes sont seuls dans le monde de la Formule 1. Les autres se partagent les miettes. Ascari et sa Lancia D50 sont battus. Ascari se tue en essais privés.
Cette année est surtout marquée par le terrible accident aux 24 heures du Mans, La Mercedes de Levegh heurte le talus, elle se désintègre, le moteur en feu est projeté dans la foule, on dénombre plus de 80 morts et une centaine de blessés. Les conséquences immédiates sont l’interdiction des courses automobiles dans plusieurs pays en attendant des mesures de sécurité sérieuses. notamment en Suisse où l‘interdiction devient définitive et dure encore aujourd’hui. Le Grand Prix de l’ ACF est annulé. En fin de saison l’écurie Mercedes très choquée se retire.
1956 – Lancia qui a perdu son pilote N°1 Ascari ne prend pas part au championnat. La Scudéria Ferrari se voit confier les Lancia D50 et enrôle Fangio qui gagne le championnat pour la 4ème fois devant Stirling Moss sur sa Maserati 250F.
1957 – Comme les années précédente la victoire sourit à Fangio, mais cette fois il est chez Maserati.
La légende est née c’est le 5ème titre de l’argentin dont 4 d’affilé.
1958 : Création du
championnat du monde des constructeurs (F1).
Une ère nouvelle pour la F1 commence. La présence britanniques est renforcée, Vanwall, BRM, mais aussi Lotus et Cooper.
La coupe des constructeurs est mise en place, récompensant l’écurie qui marquera le plus de points.
En cas d’abandon il est désormais interdit de prendre la voiture d’un coéquipier pour finir la course (Fangio avait usé et abusé de cette méthode pour son titre en 57).
Comme il faut à tout prix réduire les performances des monoplaces (…tiens déjà !!). Les mélanges de nitrométhane et d’alcool sont prohibés.
- Mais la grande nouveauté est technologique et anglaise, La Cooper outre sa petite taille est la première F1 à moteur arrière (photo). Stirling Moss qui la pilote et rafle le 1er Gand Prix à la barbe de l’armada Italienne médusée. Les Italiens sont débordés, Vanwall (GB) gagne la 1ère coupe constructeur et Mike Hawthorn (GB) est champion du monde des pilotes (sur Ferrari quand même).
Maria-Thérèsa de Filippis (Maserati privée) est la première femme en F1 au Grand Prix de Belgique.
Émergence d'un constructeur de génie qui va révolutionner la F1, Colin Chapman et son team Lotus.
1959 : Création des
24 Heures de Daytona.
C’est la fin d’une époque, qui entérine de la supériorité des petites Cooper, lesquelles gagnent 5 des 8 Grands Prix. Les puissantes Ferrari (290cv) ne peuvent rien contre la maniabilité des petites anglaises. La fin des mastodontes à moteur avant est annoncée. En cette fin de décennie, Ferrari reste le seul italien. Les anglo-saxons sont passés maître dans l’art de ne fabriquer que les châssis et d’y boulonner un moteur. Enzo Ferrari les appellent dédaigneusement "les assembleurs". Le moteur Climax qui propulse les Cooper est un 4 cylindres de 230cv, le bloc est à l'origine conçu pour les motopompes.
1960 : La C.S.I. avait décidé depuis 1958 un changement de règlement réduisant la cylindrée de 2500 à 1500cc sans compresseur et un poids minimum imposé de 450 kg. Ce nouveau changement intervenant qu'en 1961. La fronde des anglais menace, soupçonnant la F.I.A. de vouloir avantager Ferrari. la C.S.I. reste inflexible. Les anglo-saxons boycottent le Grand Prix d’ Italie, permettant à Ferrari d’empocher (sans lutte) sa seule victoire de l’année. C’est la dernière victoire d’une F1 à moteur avant.
1961 : Depuis 1954 la puissance des moteurs est passée de 200 à 300CV. Influencée par les accidents mortels survenus notamment en 58 (Musso, Collins, et Lewis-Evans), la F.I.A. impose une réduction drastique de la puissance des Formules 1 (1500cc non suralimenté), espérant ainsi stopper l'hécatombe. Cette nouveauté ne fait que promouvoir les Formules 2, qui sont renommées F1.
Les britanniques qui rechignent toujours devant le changement de règlement, restent persuadés que les nouvelles règles ne seront pas appliquées, si bien qu'ils sont pris de court. Ils se présentent avec des "anciennes" F2, Ferrari qui a pris les devants sort la « 156 » qui dispose d’un moteur 6 cylindres de 1500cc en position arrière. Logiquement Ferrari s'impose. Catastrophe, à Monza la Ferrari de Von Trips qui la piste et fauche un rang de spectateurs. Bilan 14 morts dont le pilote et 20 blessés.
1962 : Les anglo-saxons rattrapent leur retard et construisent des V8 très affûtés (Climax). Colin Chapman aligne la Lotus 25 et son 1er châssis monocoque beaucoup plus rigide qu’un châssis tubulaire. Ferrari qui privilégie toujours la puissance par rapport à la tenue route est une nouvelle fois surpassé. Malgré une puissance de 100cv inférieure, les petites anglaises Lotus et BRM balaient tous les records établis 5 ans plus tôt par les grosses F1 de Fangio et consorts.
Un petit génie du pilotage débarque en Formule 1 : Jim Clark
1964 : Première apparition d’un asiatique en F1. Venu du sport moto, le japonais Honda, se jette dans la bataille. Le constructeur japonais fabrique son propre châssis et s'appuyant sur son expérience en moto, notamment en 125cc, Honda construit un moteur V12 de 1500cc (12 x 125cc). Dont la particularité est sa position transversale, qui permet de gagner de la place en longueur.
1966 : Première édition du
Canam (Challenge Canada-Amérique).
Retour de la puissance!! Depuis 1961 les pilotes de Formule 1 n'avaient conduit que des autos de faible puissance faiblement motorisées. Cette technologie de n'était plus représentative de l'image que voulait donné la F1 en tant qu'élite du sport automobile. Le nouveau règlement fixe la cylindrée à 3 litres ou 1500cc suralimenté. Tout le monde opte pour le 3 litres, les contraintes techniques au niveau du carburant étant trop importantes avec la suralimentation.
Hormis Ferrari qui maîtrise déjà le V12 de 3 litres, mais qui connaît de vilains problèmes internes, tout le monde tatillonne. BRM construit même un moteur H16 3 litres qui n’est autre que deux V8 1500cc assemblés.
Jack Brabham dont la monoplace Brabham Repco, n’est pas la meilleure, mais la plus fiable, après ses 2 titres pilote en 59 et 60, il est le premier à gagner les deux couronnes pilotes et constructeurs.
En fin de saison le Néo-zélandais Bruce Mc Laren et lance sa première F1 qu’il pilote personnellement.
Jackie Stewart est victime d’un accident, il reste bloqué dans sa F1, baignant de longues minutes dans l’essence de sa BRM. Il réfléchit à ce qu’il advint d’une étincelle à ce moment là et lance avec conviction que "Les pilotes sont payés pour courir et donner du spectacle, mais pas pour se tuer au volant". Cette vision des choses est à l’origine de bien des changements dans l’approche de la sécurité des pilotes.
1967 : Colin Chapman sort sa Lotus 49 qui bouleverse une nouvelle fois la F1 avec un nouveau concept, "le moteur porteur". En effet ce n’est plus châssis qui supporte le moteur, mais le moteur supporte l’arrière du châssis. Elle est propulsée par un moteur qui marquera la F1 le V8 Ford-Cosworth 3 litres du nom de ses créateurs Mike Costin et Keith Duckworth.
Dès son premier Grand Prix cette petite merveille mécanique amena la Lotus de Jim Clark à la victoire.
1968 : Création du Championnat du monde des
rallyes.
A l’aube d’un 4ème titre en F1, Jim Clark se tue en Allemagne dans une course de Formule 2.
Moyennant finance, Cosworth propose de fournir son V8 à tous ceux qui voudront s’en porter acquéreur.
Une équipe française arrive en F1, c’est Matra. Il n’y avait plus de team français en F1 depuis Gordini en 1957. Matra engage deux équipes une avec le moteur V12 Matra, la seconde confiée à Ken Tyrrell propulsé par le V8 Cosworth.
- Débuts de l’aérodynamisme : Des ailerons destinés à plaquer la voiture au sol, apparaissent à l’arrière des F1. Brabham en monte même à l’avant. Ils sont montés sur de longues tiges.
C’est encore ce "brasseur d’idées" de Colin Chapman qui va faire prendre un nouveau virage décisif à la F1. Avec l’accord de la C.S.I. considérant les coûts de plus en plus élevés de la compétition, Chapman signe un contrat avec un cigarettier "Impérial Tobacco", qui lui apporte un soutien financier, en échange les Lotus habituellement vertes comme toutes les anglaise, sont peintes en rouge, blanc et or aux couleurs d’une nouvelle marque de cigarettes "Gold Leaf". La F1 business et le sponsoring sont nés.
1969 : Sur 7 écuries engagées, tous choisissent d'acheter le V8 Ford Cosworth DFV, sauf Ferrari et BRM.
Les ailerons sont de plus en plus haut, et sous la charge aérodynamique, ils finissent par casser, et provoquent nombre d'accidents. Dans un premier temps la C.S.I. interdit les ailerons, avant de réglementer strictement ces appendices.
Matra sous la direction de Ken Tyrrell se résigne et délaisse le V12 maison au profit de l'incontournable V8 Cosworth et ramène enfin la coupe constructeur à la France.
Les temps sont durs Enzo Ferrari empêtré dans les problèmes et financiers, doit vendre 40% de la Scudéria pour pérenniser son écurie, Ford est sur les rangs, mais c’est Fiat qui l'emporte.
Le V8 Ford Cosworth bat un record qui ne sera sans doute jamais battu, puisqu'il s'adjuge toutes les pôles, tous les meilleurs tours et toutes les victoires, le record appartenait à Ferrari depuis 1952.
1970 : Un vent nouveau souffle sur la F1, avec l’arrivée de nouvelles écuries, De Tomaso, Surtees, et March cette dernière est dirigée un jeune avocat âgé de 30 ans, Max Mosley. L'innovation technique vient une fois de plus de Colin Chapman qui débute sa 3ème saison avec la Lotus 49C avant d'aligner la Lotus 72 avec sa carrosserie angulaire qui présente la singularité de n’avoir aucune ouverture dans la capot, le radiateur avant ayant été séparé en 2 plus petits placés dans les pontons latéraux. Autorisant ainsi un "nez" effilé et au ras du sol.
Tragique et unique en Formule 1 Jochen Rindt se tue pendant les essais à Monza, il est néanmoins sacré champion du monde des pilotes titre posthume.
Nouveauté dans le domaine des pneus: Goodyear invente le pneu "Slick".
1971 : Le pilote devient businessman : Jackie Stewart devient champion du monde, il devient également premier pilote à monnayer grassement ses services. Le professionnalisme de haut niveau entre chez les pilotes.
François Cevert star montante emporte le Grand Prix des USA et signe la première victoire d’un pilote français en F1 depuis Maurice Trintignant en 1958.
1972 : A 26 ans et 8 mois, Emerson Fittipaldi devient le plus jeune champion du monde de tous les temps.
Après avoir fait courir son V12 maison, Matra se retire en fin de saison sans avoir connu le succès.
Jack Brabham se retire Bernard Ecclestone dit "Bernie" rachète l’écurie puis crée la "Formula One Constructor Association" (F.O.C.A) cette association est censée contrer le pouvoir de la C.S.I mais aussi de promouvoir l’image de la F1 à travers le monde et la télévision.
1974 : La F1 fait un nouveau pas en avant.
Être et rester la vitrine technologique du sport automobile coûtent très cher, alors les monoplaces se couvrent des couleurs des sponsors et de logos en tout genre. On peut voir les Grands Prix à la télévision.
Le travail de Bernie Ecclestone l'ambitieux président de la F.O.C.A. commence à produire son effet. La médiatisation de la F1 commence à brasser beaucoup d’argent, les pilotes deviennent des stars. Est-ce le prix à payer pour que la F1 reste le "top" de la technologie?
La F1 des artisans passionnés n'a-t-elle pas vendu son âme au marchands du temple?
1975 : Goodyear est seul fournisseur de pneumatiques après le retrait de Firestone.
Ferrari stagne depuis fort longtemps en fait depuis 1964 et le titre de John Surtees. Le point marquant de cette année 75 c'est l'avènement de la 312 T avec sa boite de vitesse transversale. La Scudéria reprend des couleurs, domine la concurrence. Niki Lauda est sacré champion du monde.
1976 Les prises d’air moteur, sont de plus en plus surdimensionnées, elles servent maintenant à créer de l’appui aérodynamique. La CSI qui cherche à endiguer la montée des performances des monoplaces réglemente la hauteur des prises d’air à 80 cm du sol.
BRM teste des freins à disques de carbone, mais les disques chauffent très vite aux alentours de 800° se dilatent et en frottant sur l’étrier, font bouillir le liquide frein. L’idée est abandonnée.
Arrivée en F1 de l’écurie française Ligier Matra. La JS5 est pilotée par Jacques Laffite.
1977 : L'année des grandes nouveautés. Michelin manufacturier de pneumatiques français fait son entrée en F1 et équipent l’écurie Renault.
Colin Chapman présente une nouvelle monoplace révolutionnaire, la Lotus 78 dans sa livrée noir et or, il invente encore un truc qui fera école, les "jupes coulissantes" à effets de sols. Les larges pontons latéraux contiennent un profil en forme d’aile d’avion renversé, ce qui crée une dépression d’air sous la voiture et qui la plaque au sol, d’où viendra le nom de "wing cars".
Ce n’est pas seule révolution de cette année, puisque arrive en F1 en grand constructeur d’automobile, Renault et son moteur à turbo compression.
L’entré en F1 de la Régie française va bouleverser la donne en F1 tant au plan technologie que politique. En effet si le "turbo" va révolutionné les moteurs. Renault va donner des idées aux autres grands constructeurs qui laissaient jusque là, la F1 au spécialistes.
1978 : Pour tenter de contrer la Lotus 79, dernière-née de Colin Chapman, Brabham aligne la BT40 B, une monoplace qui est équipée d’un énorme aspirateur, qui aspire l’air sous la voiture pour la coller au sol par effet de succion.
Cette F1 ne participe qu'à un seul Grand Prix en Suède où Niki Lauda n'a aucun mal à imposer sa nouvelle monoplace.
Suite à plusieurs réclamations elle est déclarée non conforme par la CSI. A l’arrière de la BT40 B, l’aspirateur ne rejetait pas que de l’air, mais aussi tous les graviers et autres particules qu’il ramassait et mitraillait les poursuivants qui tentaient de s'en approcher. Niki Lauda qui pilotait la "bête" conserve le bénéfice de sa victoire.
1979 : Première édition du
Paris - Dakar.
Toutes les écuries s’essaient aux "Wing Cars" avec plus ou moins de réussite, La Williams FW07 semble être la référence en la matière.
La Ferrari 312 T4 n’est sûrement la meilleure du plateau, au niveau performances, La fiabilité du Flat-12 associée, à Michelin, et à 2 pilotes du plus haut rang (Jody Scheckter et Gilles Villeneuve). Les pilotes font 1 et 2 au championnat pilote, Ferrari gagne la coupe constructeur.
La Renault Turbo de Jean Pierre Jabouille gagne son 1er Grand Prix à Dijon. Après une lutte acharnée, pour la seconde place, René Arnoux et la 2ème Renault doivent s'incliner de la Ferrari de Gilles Villeneuve.
Cette 1ère victoire d'un moteur "turbo" déclenche une crise politique entre la FOCA mené par Ecclestone dont la plupart des membres utilisent le V8 Cosworth et La Fédération Internationale du Sport Automobile (FISA ex CSI) qui soutient Renault et son 1500cc turbo. Cette guerre des pro et des anti-turbo va déchirer la Formule1 durant 3 ans. Ferrari et Alfa Roméo suivent Renault et annoncent un programme pour le développement d’un moteur turbo.
La FOCA tente de faire barrage et préconise une réduction des coûts et de la consommation en carburant. Ce qui bien entendu est complètement à l’opposé de la politique de Renault dont le moteur est très onéreux et très gourmand en essence.